Cette grand-mère francilienne a transmis 63 730 euros à chacune de ses petites-filles en toute exonération de droits afin de leur permettre de financer leurs projets immobiliers respectifs.
Elles restent toutes aux côtés de leur grand-mère. Proches de leur aïeule, ces trois petites-filles vivent dans la même ville qu'elle, en région parisienne. En 2025, Maryvonne, 79 ans et 200 000 euros d'épargne, a consulté Maître Élodie Frémont, porte-parole des notaires du Grand-Paris, pour savoir comment aider ses petites-filles de la manière la plus avantageuse, fiscalement parlant. Pour tout ce qui est actifs immobiliers, malheureusement, quand on s'y prend un petit peu tard, on ne peut pas faire grand-chose, mais il est possible d'agir sur les actifs liquides...
Les trois jeunes femmes ont toutes besoin de liquidités pour leurs projets respectifs. La notaire a donc conseillé à sa cliente d'effectuer un don de 63 730 euros à chacune : 31 865 euros au titre de l'abattement de droit commun sur les donations, dont chaque grand-parent peut bénéficier tous les 15 ans en franchise d'impôt, et 31 865 euros au titre de l'exonération spécifique de don familial de sommes d'argent, également renouvelable tous les 15 ans. Ce dernier peut être réalisé au bénéfice des enfants, petits-enfants, ou, dans certains cas, de neveux et nièces. Il faut veiller à respecter trois conditions, rappelle toutefois Élodie Frémont. Le donateur doit avoir moins de 80 ans, le donataire doit être majeur et le don doit porter sur une somme d'argent.
Grâce à ces deux avantages fiscaux, cette septuagénaire a pu donner 191 190 euros à ses petites-filles sans payer le moindre impôt. Il est intelligent d'utiliser rapidement l'abattement exceptionnel de 31 865 euros car cet avantage n'existe que pour les donations et non pour les successions. C'est toujours ça de gagner.
Ce don a permis à l'une d'elles de constituer un apport pour acheter un appartement de 29 mètres carrés pour 200 000 euros en région parisienne, dans le cadre d'un investissement locatif. Une autre a utilisé l'argent pour participer à l'achat du fonds de commerce de la boutique où elle travaillait. Quant à la troisième, elle a remboursé une partie du crédit en cours sur les murs de sa boulangerie.
Source : Le Figaro Immobilier